INSTITUTIONS
PARTENAIRES
Radio suisse romande
40, avenue du Temple, Case postale 78, 1010 Lausanne 10
tél ++41 (0)21 318 68 74
Personne de contact: Ralf
Dahler, Archives RSR
Phonothèque
nationale suisse
Centro San Carlo, Via Soldino 9, 6903 Lugano
tél. ++41 (0)91 961 64 00, fax ++41 (0)91 961 64 39
Personne de contact: Pio
Pellizzari
Memoriav
Bümplizstr. 192, 3018 Berne
tél. ++41 (0)31 380 10 80, fax ++41 380 10 81
Personnes de contact: Kurt
Deggeller , tél. ++41 (0)31 380 10 82; Rudolf
Müller, tél. ++41 (0)44 366 15 46
STATUT
Projet terminé
Début: 1992
Fin: 1998 pour le studio de Genève; 2002 pour le studio
de Lausanne
Type de projet: Mesures d'urgence
RESUME
Ce projet a pour but d'assurer la copie de 20% à 25% des plus
anciennes archives de la Radio suisse romande qui se composent
d'environ 85.000 disques de gravure directe. Le studio de Genève
en a conservé 30.000, celui de Lausanne 55.000: c'est la plus
grande collection d'enregistrements propres de la SSR qui nous
soit parvenue. En effet, les supports originaux des autres studios
suisses ont en grande partie disparu. La collection de la RSR
représente aujourd'hui à peu près 80% de l'ensemble de ces supports
encore existants en Suisse.
Quatre
personnes collaborent à mi-temps au travail de copie et de documentation,
deux à Genève et deux à Lausanne.
Ces
travaux, qui avaient débuté en 1992 au studio de Genève et qui
ont été étendus au studio de Lausanne en 1994, comprennent les
points suivants :
Le même document
sonore est ainsi copié sur deux supports différents :
une DAT et un CDR. Les DAT sont conservées à la Phonothèque
nationale suisse à Lugano, les CDR servent à la Radiodiffusion
et sont catalogués dans les banques de données de la Radio suisse
romande (RSR) à Lausanne.
DESCRIPTION
DES FONDS
Ce fonds de 85.000 disques, dont une partie ne peut plus être
copiée vu la détérioration du support original, ne représente
pas la totalité des supports gravés entre 1936 et 1956. Radio-Genève
et Radio-Lausanne avaient chacune leurs spécificités qui se
reflètent dans leurs fonds d'archives.
Radio-Genève
Les points forts de Radio-Genève étaient la couverture des événements
liés à la présence des organisations internationales à Genève,
mais aussi incontestablement la diffusion de musique classique
au travers de la présence de l'Orchestre de la Suisse Romande.
Nous y trouvons par exemple les voix de diplomates actifs à
la Société des Nations jusqu'à 1947 ou encore de nombreux documents
qui reflètent les relations étroites entre le CICR et Radio-Genève.
Radio-Lausanne
Le fonds d'archives de Radio-Lausanne comprend, lui, de nombreux
enregistrements faits dans toutes les parties de la Suisse romande
et donne ainsi un reflet exceptionnel - par ces multiples reportages
- de la vie quotidienne culturelle ou sociale en Suisse romande.
Une autre partie du fonds de Radio-Lausanne présente un grand
intérêt non seulement pour le patrimoine sonore suisse, mais
aussi européen. Il s'agit des enregistrements d'émissions radiophoniques
d'autres stations durant la Deuxième Guerre mondiale qui étaient
utilisés pour les grandes émissions de rétrospective de Radio-Lausanne
à la fin du conflit. C'est ainsi que la RSR possède aujourd'hui
des documents sonores historiques de Radio Berlin, Radio Prague,
Radio Moscou ou d'autres.
Accès
aux documents sonores
Pour les deux fonds, celui de Genève et celui de Lausanne, il
existait un fichier traditionnel qui n'était plus fiable. Afin
d'avoir une vue d'ensemble des fonds, nous avons établi deux
inventaires électroniques. Ceux-ci nous permettent de procéder
à des sélections thématiques - grâce aux mots-matières - mais
aussi d'indiquer les documents sonores qui sont copiés sur un
nouveau support. Malgré ces inventaires, nous trouvons de nombreux
documents inédits lors du processus de copie. En effet, beaucoup
d'émissions, ou d'extraits d'émissions n'avaient jamais été
saisis ou catalogués précédemment.
Les disques de gravure directe
Les disques de gravure directe sont les premiers supports enregistrés
utilisés par la SSR. A Radio-Lausanne et Radio-Genève ces supports
ont été utilisés depuis 1936 et peu à peu remplacés dès 1951
par les bandes magnétiques pour disparaître totalement en 1956.
Les supports sont tous conçus selon le même principe. Contrairement
aux disques 78T du commerce, ils ne sont pas constitués avec
une matière homogène, mais comprennent trois couches différentes.
Le support central est en aluminium ou - durant la guerre -
en verre avec une couche de laque sur chaque face. Avec le temps,
la laque s'est soit détachée du support central, ou simplement
contractée ce qui a donné naissance à de profondes "crevasses"
qui empêchent la lecture traditionnelle avec une aiguille.
Comme
chaque face a une durée maximale de 4 minutes et que de nombreux
reportages ou interprétations musicales étaient plus longs,
les disques étaient synchronisés. Ceci signifie que contrairement
aux disques commerciaux, la face B ne se situe pas sur le revers
de la face A, mais sur un autre disque. Ce qui donne comme structure
A - C sur le premier support et B - D sur un deuxième disque.
La dernière partie de la face A est identique à la première
partie de la face B, les deux disques étaient posés sur deux
tourne-disques synchronisés. La première face passait sur les
ondes, puis la deuxième - pendant ce temps le technicien retournait
le premier disque - et ainsi de suite. Ainsi, sans accrocs pour
les auditeurs, la diffusion pouvait continuer. Il faut savoir
que certaines émissions pouvaient comprendre plus de vingt disques.
TRAVAIL
EN COURS ET CONCLUSION
Les Mesures d'urgence se sont terminées à Genève à la fin 1998.
Cela ne signifie pas que nous ayions copié l'ensemble du fonds,
mais nous avons dépassé les 20 à 25% de l'ensemble - limite
que nous nous sommes fixée. Au studio de Lausanne, par contre,
le travail continuera encore jusqu'à 2002. Les documents
ainsi sauvés ne sont pas montés, pas filtrés ou traités, la
copie est de 1 pour 1, y compris les indications au technicien
qui elles - bien entendu - n'ont jamais été diffusées. Ce fonds,
enfin accessible aux chercheurs, permet de se faire une bonne
idée de la diffusion de Radio Sottens durant cette période,
et nous donne aussi de nombreuses informations sur la Suisse
de l'époque. Cette source d'information prend sa place dans
l'ensemble des sources nécessaires à la connaissance de notre
histoire et nous démontre que l'information nous arrive aujourd'hui
sur des supports de plus en plus diversifiés. Elle est une preuve
de l'évolution rapide de notre société de communication.
LIEU
DE CONSULTATION DES DOCUMENTS
Les disques originaux sont déposés à la
Bibliothèque nationale suisse à Berne, et des
copies de consultation sont mises à la disposition du
public à la Phonothèque nationale suisse, à
Lugano.
Documentation sur FN Base (www.fonoteca.ch), recherches via
Memobase (www.memoriav.ch).
COLLABORATION
AVEC D'AUTRES PROJETS
Ce travail de conservation des plus anciens documents radiophoniques
se poursuit aussi dans le studio de Bâle (pour tous les
trois studios DRS); il en va de même pour les anciennes
bandes sonores de la RSI et de Radio Rumantsch.
REDACTION
DE LA DESCRIPTION
Juin 1999